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Mayenne - 03-01-2014 - Frédéric Gérard

“Il faudrait un interlocuteur spécialisé pour accompagner les projets de méthanisation”

TEMOIGNAGE

Dans le nord-ouest mayennais, un Gaec mène un projet de méthanisation depuis plusieurs années. Alain Bessiral, l'un des associés, souligne les manques pour faciliter la tâche des porteurs de projets.

Alain Bessiral porte un projet de 400 kW. “Depuis quatre ans, on a déjà perdu beaucoup de temps pour rien.”

Alain Bessiral porte un projet de 400 kW. “Depuis quatre ans, on a déjà perdu beaucoup de temps pour rien.”


Depuis plusieurs années, le Gaec de la Blanchelande, à Fougerolles-du-Plessis, s'est doté d'un atelier compostage et participe à un échange de paille. “On est déjà habitué à traiter les fumiers”, explique Alain Bessiral, doyen des quatre associés. “Il y a quatre ans, on a décidé d'aller plus loin, pour produire l'énergie nécessaire au poulailler (1 500 m2), au bloc traite et à la maison. On envisage aussi de sécher du fourrage.”


Les agriculteurs créent une société indépendante, la SARL Fertiwatt, pour développer leur projet de méthanisation. Ils se projettent vers une unité de 400 kW, soit une production équivalente à la consommation électrique de 700 maisons individuelles, hors chauffage. Tandis que la chaleur récupérée (équivalent à 3 100 MWh) serait autoconsommée, 2 700 MWh seraient revendus sur le réseau électrique. Pour y parvenir, les associés calculent un besoin de 11 600 tonnes d'intrants, dont les trois quarts en effluents d'élevage, complétés de marc de pommes, et un investissement de 3,6 millions d'euros.


“On manque
de gens auprès
de qui s'informer”


Mais ce type de projet demande “beaucoup de temps et d'énergie” confie Alain Bessiral. “Il faut pouvoir se dégager du temps libre sur son exploitation.” Même si, pour lui, il faut soutenir en priorité les projets “portés par des agriculteurs, en individuel ou de façon collective, plutôt que par des grands groupes”.

Pour avancer, “on manque surtout de gens vers qui se tourner, s'informer, et auprès de qui suivre les changements de réglementations. On perd beaucoup de temps dans l'administratif, parfois pour rien. La filière manque d'organisation”, regrette-t-il. Et ce, malgré les ambitions du ministre de voir éclore une centaine de méthaniseurs par an en France. Quant à l'association des agriculteurs méthaniseurs de France, elle défend en priorité les unités en fonctionnement plutôt que les projets en cours.


Au niveau départemental, l'éleveur fougerollais reconnaît la réactivité et le bon suivi des différents services (ICPE, DSV, conseil général (1)). Mais il verrait d'un bon œil la création d'un poste dédié, “un interlocuteur
indépendant par département pour accompagner ceux qui veulent se lancer”. “Les dossiers, réglementaires mais aussi de subventions, cela demande beaucoup d'éléments à fournir. Alors que les commissions n'ont pas lieu tous les mois. On ne peut donc pas se permettre de dépasser les délais d'instruction. Sinon, c'est encore des mois de perdus.”


Le projet initial
 revu à la baisse


Pour simplifier cette partie du projet, et avancer plus vite, les associés vont revoir leurs ambitions à la baisse. “On vise désormais une puissance de 280 kW.” Cela nécessitera moins d'apports de matières extérieures, mais représentera en contrepartie un potentiel de revente d'énergie beaucoup plus faible. Si tout se passe bien, le Gaec espère être autonome en énergie, d'ici deux ans.


Frédéric Gérard


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Catégories : Energie

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