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Social - 13-12-2013 - Antoine Humeau

Daniel Guillard : “Ne pas rester seul, quand on rencontre des difficultés financières”

Daniel Guillard est conseiller d'entreprise spécialisé dans l'accompagnement des agriculteurs en difficulté à la chambre d'Agriculture de Maine-et-Loire.

Daniel Guillard est conseiller d'entreprise spécialisé dans l'accompagnement des agriculteurs en difficulté à la chambre d'Agriculture de Maine-et-Loire.

Daniel Guillard est conseiller d'entreprise spécialisé dans l'accompagnement des agriculteurs en difficulté à la chambre d'Agriculture de Maine-et-Loire.


Cela commence par une petite erreur, puis arrivent des problèmes de trésorerie, des difficultés pour payer des factures. “Il ne faut pas s'enfermer, il faut en parler dès qu'on rencontre les premières difficultés”, met en garde Daniel Guillard qui accompagne les agriculteurs en difficulté pour l'association Aide, émanation de la chambre d'Agriculture de Maine-et-Loire. “Les origines de ces difficultés peuvent être externes (le marché mondial, la conjoncture). Mais aussi internes : des performances techniques insuffisantes, des mauvais choix d'investissements. Parfois, l'exploitant peut aussi avoir des problèmes de compétence, de maîtrise de son outil de travail, ou d'indépendance de décision.” S'agrandir ou augmenter les volumes de production pour répondre à la demande de sa laiterie, ou renouveler le tracteur, tout cela peut entraîner du surmenage. “Et il y a les accidents de la vie, comme un divorce, par exemple. Et un exploitant n'a pas le droit d'être malade !”

“Très souvent les conséquences des difficultés financières sont d'abord sur la famille. On veut sauver l'entreprise, alors on rogne sur les prélèvements privés. On doit faire quelques sacrifices, les enfants sentent très bien les choses.” L'organisation du travail est plus compliquée, comme les relations avec les partenaires. “Il y a des lettres de rappel, c'est usant, alors tout cela a des conséquences sur l'agriculteur lui-même : il se renferme, se détache progressivement de la vie sociale, se déplace moins aux réunions techniques. Ce “burn-out”, c'est l'aboutissement d'un ras-le-bol.” Mais “il y a des signes auxquels il faut être attentif. Notamment lorsqu'il commence à se détacher de la vie sociale, à se renfermer”.

Alors il faut savoir exprimer ses besoins dès les premières difficultés : faire le point avec le comptable ou le centre de gestion quand on a un besoin de trésorerie. “A chacun des stades, il faut savoir se tourner vers les acteurs compétents : les voisins, la Cuma , le médecin de famille, le centre de gestion, SOS paysans, la MSA, SOS amitié ou la chambre d'Agriculture.”

Antoine Humeau

(1) Numéro Vert Aide : 0 805  400 068. Solidarité paysans : 02 41 77 75 59.


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Catégories : Maine et Loire

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