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Pays de la Loire - 06-12-2013 - Frédéric Gérard

Les OP “sans étiquette” pas plus écoutées par Lactalis

LAIT

Les représentants des associations “apolitiques” de producteurs Lactalis se sont retrouvés à Laval, le 2 décembre, afin de peaufiner leur projet d'OP. Une rencontre avec la direction, ensuite, les a plongés dans le doute. Une OP sert-elle vraiment à quelque chose ?

Les représentants des associations de producteurs de Normandie, Bretagne et Pays-de-la-Loire. “Quelle que soit l'OP, les producteurs doivent se regrouper.”

Les représentants des associations de producteurs de Normandie, Bretagne et Pays-de-la-Loire. “Quelle que soit l'OP, les producteurs doivent se regrouper.”


Lundi, cinq associations de producteurs Lactalis du Grand-Ouest se sont réunies à Laval pour travailler sur leur projet d'OP (organisation de producteurs) commune. Constituées sur la base de structures historiques, ou créées de zéro, ces associations “sans étiquette” ont décidé de ne pas suivre le schéma de la FNPL pour “donner le choix aux producteurs d'adhérer, ou non, à telle ou telle OP”. Sur le territoire couvert par le groupement de Laval, la délégation Bridel, le groupement de Domfront, l'association de producteurs Normandie Perche et l'Allo, en Bretagne, “3 500 producteurs sont concernés”.


Participer à l'organisation de la filière


“On sera une OPNC, une organisation non commerciale. Mais on veut être reconnu comme OP économique, c'est-à-dire pouvoir discuter des prix et volumes, mais aussi de l'organisation de la filière”, explique la Bretonne Christine Lairy. “Surtout pour les jeunes, renchérit le Mayennais Jean-Michel Yvard. Car demain, le risque pour eux, est d'être intégrés comme on le voit déjà dans d'autres filières.”


Les représentants de Lactalis rencontrés lundi n'ont pas apporté de garanties. Outre un contrat bancal et le peu de considération des OP de la part de l'industriel, les producteurs déplorent aussi la gestion du prix du lait. “Nous n'avons pas encore de mandat [de négociation, puisque leur OP n'est pas encore reconnue par le ministère], mais nous aurions souhaité un engagement oral. On s'est heurté à un mur, il n'y a pas de volonté constructive de la part de la direction. Au moins, avant, même si c'était difficile, ils avançaient des arguments. Aujourd'hui, il n'y a même plus d'arguments.”


Honorer la position
sur le prix du lait


“Nous voulons que le groupe respecte ses engagements du printemps, et réajuste le prix du lait sur 2013. Le respect des engagements, c'est aussi sa crédibilité auprès des producteurs, insiste le Normand Michel Arnaud. Jusqu'au mois d'octobre, Lactalis était dans la course pour le prix du lait. Mais depuis six semaines, il a décroché par rapport aux autres laiteries.”


Dans les contrats, une clause de sauvegarde permet à l'industriel de se positionner vis-à-vis de son “environnement”, s'il n'y a pas d'indicateurs interprofessionnels clairs. “Au final, l'environnement va être au-dessus du prix Lactalis sur 2013.” Les coûts de production ont, eux, augmenté. Le prix en Allemagne aussi, d'ailleurs. “Il y a plus de 20  euros d'écart en moyenne avec le nôtre. Et le marché des produits (laitiers) industriels est très porteur, au niveau international. On peut donc s'interroger et avoir des inquiétudes sur ce qui se passerait si la conjoncture se retournait, de façon négative.”


Les GMS, et les coop


Pour les cinq associations, c'est “un désaveu du fonctionnement de la contractualisation”. Lactalis se réfugie derrière le médiateur, un alibi pratique pour expliquer que la grille des prix du lait pour 2013 a été “cassée”. Le groupe renvoie aussi la faute à une grande distribution intransigeante. Les producteurs réunis à Laval reconnaissent volontiers ce facteur. “On peut aussi regretter que lorsque Lactalis s'est lancé dans une opposition frontale avec Leclerc en 2012, il n'ait pas été suivi par les autres transformateurs. Les coopératives, en particulier, en ont profité pour prendre des parts de marché que Lactalis n'a pas encore retrouvées…”


Frédéric Gérard


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Catégories : Lait

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